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Nature

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Ajonc d’Europe, bruyère cendrée et callune

Molinie

La lande sèche

En nous dirigeant vers La Maillaye, au nord-ouest de la commune, au cœur du massif boisé,  on atteint quasiment le point culminant du territoire communal, avec ses 45 mètres d’altitude. Dans cette petite lande sèche, le schiste affleure. Le sol est pauvre et la végétation est typique : Ajonc d’Europe, Bruyère CendréeCalluneMolinie. Les lichens recouvrent les affleurements de schiste.

Ce milieu fragile, est souvent considéré comme de peu d’intérêt. Pourtant, même de taille réduite, il contribue à enrichir la  biodiversité du  territoire. Les landes sèches bretonnes ont tendance à régresser et leur préservation est prioritaire.

Ce milieu pauvre, accueille une avifaune originale.

Par les belles nuits d’été, on peut écouter l’étrange et puissant trémolo de l’Engoulevent d’Europe. Cet étonnant oiseau migrateur est très discret dans la journée. Son plumage mimétique le rend invisible dans le sous-bois ou au sol. A partir de la mi-juin, son chant retentit de la tombée de la nuit jusqu’à l’aube, c’est le moment de l’observer tandis qu’il chasse les insectes.

En journée, vous pourriez aussi croiser la farouche Fauvette Pitchou.

Le site, comme toutes les landes sèches, est également le territoire de chasse de plusieurs espèces de Chauve-souris. Le Grand-Murin hiberne à proximité du site.

Ce domaine est aussi celui de papillons spécifiques. On peut rechercher l’Agreste ou le Faune. Certaines espèces de libellules  trouvent sur les affleurements rocheux la chaleur qu’elles apprécient…

Lichen

Papillon Agreste sur de la bruyère
© Yves Thoron

Paillon Faune sur du lichen
© Yves Thoron

Engoulevent d’Europe
© Christophe Mercier

Grand-Murin

 

Chataîgnier

Coteau boisée à la Beaulouise

Les zones boisées

Poursuivez votre périple vers l’est, en direction de la Grée de la Beaulouise. Cet escarpement surplombe la vallée de l’Oust et le barrage de La Potinaie, sur le  canal de Nantes à Brest.

Vous traversez la principale zone boisée de la commune. C’est ici le domaine du Pin Maritime, du Chêne Pédonculé et bien sûr du Chataîgnier.

Les pics sont ici dans leur milieu. Le Pic Epeiche, dont les cris bruyants et les vestiges de loges (nid) creusés dans les troncs d’arbres constituent autant d’indices de sa présence. De taille légèrement inférieure, le Pic Epeichette parcourt inlassablement la cîme des arbres .

Beaucoup moins courant mais bien présent est le Pic  Noir. Son cri et son chant particuliers, permettent d’identifier à coup sûr celui que l’on prend souvent pour une corneille. Nouvellement arrivé en Bretagne (une dizaine d’années) il est très discret. Meilleur indice de sa présence: les plaques d’écorce d’arbres morts ou malades qui s’accumulent à la base des troncs. Le résultat du travail acharné du pic noir à la recherche des insectes abrités sous l’écorce du tronc.

 

Pic Epeiche © Yves Thoron

 

Pic Noir © Yves Thoron

 

Elevage en milieu bocager

 

Le bocage

Le bocage constitue le reste du territoire communal. Un maillage de prairies, de terres agricoles et de petits boisements, séparés de haies bocagères. Les haies bocagères sont aussi des corridors écologiques indispensables pour abriter et à la nidification de nombreuses espèces d’oiseaux, mais aussi de petits mammifères.

Les rapaces nocturnes sont bien présents dans ce milieu : la Chouette Hulotte dont les chants retentissent dans la nuit une bonne partie de l’année. Plus discret, et plus rare aussi, le Hibou Moyen-Duc, souvent trahi par ses pelotes de réjection sous les arbres où il se repose en journée. La Chouette Effraie survole, à la nuit tombée, les milieux ouverts du bocage à la recherche de proies: campagnols, mulots autres petits mammifères.

 

Hibou Moyen-Duc

 

 

 

Crédit photographique:  sauf mention contraire Henri-Claude Couronné

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